lundi 18 mai 2015

Le Maniérisme de Michel-Ange, par Gauthier L. Terminale L HIDA

Un artiste en son temps : Michelangelo Buonarroti (1475-1564) dit Michel-Ange, sculpteur, peintre, architecte, poète et humaniste.

Dans cette thématique, le style de Michel-Ange que j'ai pu voir à Florence et en cours m'a impressionné, j'ai donc choisi le maniérisme selon Michel-Ange. Sa technique peut donc se voir dans toutes ses méthodes d'expression artistique. Celui qui s'imposait pour moi fut le David car c'est une œuvre incontournable chez l'artiste. Il m'est parut judicieux de le comparer aux autres David de Donatello qui a permis une inspiration directe et donc mieux expliciter en quoi cette sculpture était maniériste. Le Jugement Dernier était aussi intéressant à étudier, au niveau des détails et de la prouesse esthétique effectuée par un homme de 60 ans à cette époque. Le maniérisme est bien retranscrit dans cette fresque, cela m'a donc donné envie de l'étudier en profondeur.

Le maniérisme selon Michel-Ange



 Avec la Renaissance qui s'opéra à la fin du XIVème siècle, l'art évolua grandement dans différentes régions d'Europe, en particulier en Italie à Florence et à Rome, berceau de cette Renaissance avec des artistes tels que Donatello, Raphaël, De Vinci, Michel-Ange et bien d'autres. Tous se mirent d'accord pour avoir une nouvelle vision de l'art : l'Homme est au centre de tout, remplaçant donc Dieu au Moyen-Age mais qui garde tout de même une place très importante dans l'art. La Renaissance chercha donc en premier à faire l'image parfaite de l'Homme, l'exactitude des proportions, l'harmonie des couleurs ou la réalité de l'espace, de manière à produire un nouvel effet émotionnel et artistique. A la suite du sac de Rome en 1527, les artistes italiens de cette génération apportent du changement: l'art se doit d'être beau, mais comment définir le beau ? Doit-il être parfait, à l'image de la nature ou imparfait, qui apporte de nouvelles visions artistiques ? C'est de là que le maniérisme se crée et Michel-Ange va en être un prédicateur. Seulement, en quoi Michel-Ange est un maniériste ? Nous allons le voir avec avec la sculpture de son David en 1504, symbole de la Renaissance. Pour étudier le David, nous nous appuierons sur les David de Donatello. Par la suite, on lui commandera la fresque du Jugement Dernier en 1541 que nous allons étudier, et qui montrera l'excellence du maniérisme à travers son art. 




Le David de Michel-Ange est une sculpture en marbre crée entre 1501 et 1504, elle est actuellement exposée a la Galerie de l'Académie à Florence. Michel-Ange a représenté David, une fronde à la main, juste avant son combat contre Goliath. Cette sculpture possède des dimensions uniques, sa taille est de 5,16m, ce qui est déjà la première grande rupture avec l'Humanisme classique, qui suit les proportions de l'homme. Le fait de le représenter de cette taille correspond aussi à son physique car jusque là, les représentations du David sont celles d'un jeune berger, plutôt mince et peu musclé. Ici, David est l'idéal de l'homme, selon Michel-Ange. En effet, c'est le précurseur du maniérisme car cette sculpture a 25 ans de plus que l'explosion du maniérisme dans la Renaissance. L'art en Italie au XVIème siècle est en bouleversement constant, les artistes sont très talentueux et possèdent un grand génie dans tout ce qui touche l'art. Le fait donc de créer une œuvre qui a 25 ans de plus que son courant artistique bien défini est une prouesse. Sa posture met en valeur sa musculature, David semble prendre la pose fièrement en ayant la tête de 3/4 avant et en prenant appui sur sa jambe gauche, le pied légèrement élevé: il s'agit du contrapposto. Nous pouvons aussi distinguer que la ligne des hanches fait opposition à celle des épaules, ce qui trahit une violence contenue. Ceci indique un dynamisme du corps que l'on ne retrouvait pas à son époque alors que cette méthode de sculpture était déjà utilisée dès l'Antiquité. Michel-Ange réussit à lier beauté et force du corps, une conception idéale de l'Humanisme. L'artiste va donc pousser cette conception au maximum avec l'exagération de la taille. Les mains de ce David sont énormes, proportionnellement au reste de son corps. Ceci souligne le fait que cet homme est un héros. Il tient dans sa main gauche une pierre et dans sa main droite qu'il rabat sur son épaule, une fronde. En tant que novateur, Michel-Ange tenait à montrer le moment avant l'affrontement, ce qui se distingue des autres David qui sont déjà victorieux. Ceci peut très bien s'inscrire dans la maniérisme car nous sommes ici dans une totale transformation du sujet "classique".


Nous pouvons comparer le David de Michel-Ange a ceux effectués par Donatello a deux périodes différentes de sa vie: le premier en marbre de 1,91m en 1415 ou 1416 et le second en bronze de 1,58m en 1440 et tous deux exposés au musée du Bargello à Florence. En effet, ceux-là reprennent bien le style de l'Antiquité, un jeune homme mince et victorieux de cet affront. Les proportions sont respectées, le premier est assez grand et le second correspond à la taille moyenne de l'époque. Les postures sont une véritable influence pour Michel-Ange. Avant de se définir si telle chose est esthétiquement belle ou pas, il regarde ce qui peut se réutiliser dans son David. Les postures ici ne sont pas statiques, on observe un dynamisme au niveau des bras et des jambes, le même que pour celui de Michel-Ange (à l'exception du bras qui tient la fronde). Seule la tête change pour Michel-Ange car c'est ici qu'il accentue le dynamisme des corps: une tête de face et légèrement inclinée ne montre pas la préparation de David mais sa victoire. Une tête qui ne nous regarde pas nous impose plus de questionnements sur la personne qu'une tête qui nous regarde de face. Chez Michel-Ange, on se s’intéresse pas au fait religieux autant que Donatello mais plus à l'Homme en lui-même.


 Donatello
 Donatello



Le Jugement Dernier est une fresque peinte par Michel-Ange entre 1534 et 1541, et se situe à la chapelle Sixtine au Vatican. Cette composition est très vaste et les parties se rejoignent entre elles. En haut, nous retrouvons les anges portant les instruments de la passion, comme la croix. En dessous, au milieu des saints et des bienheureux se situe le Christ qui juge avec à sa droite, la Vierge Marie. Dans la partie médiane, au centre, les anges sonnent les trompettes du Jugement, entre les justes qui montent au ciel et les damnés qui descendent en Enfer. Ce que l'on peut noter en premier de frappant, ce sont les multiples corps dans cette fresque. Ces corps sont tous en action et semblent tous posséder un rôle à jouer ici. Nous sommes loin des représentations où les corps sont droits et où chaque personnages se ressemblent. Ici le dynamisme fait donc la beauté de cette fresque. Nous pouvons le voir avec le Christ: ses bras sont en plein mouvement, en pleine torsion avec le reste de son corps. L'inclinaison de sa tête est par ailleurs particulière car étant le personnage principal, il devrait nous regarder, pourtant, son visage se tourne vers les damnés. Il ne prête donc pas attention aux personnages qui l'entoure et le regarde. Michel-Ange représente donc le Christ d'une nouvelle manière: ses mains ne sont pas placées de la traditionnelle manière symbolique et il est imberbe. Le maniérisme nous apprend qu'il faut reprendre les représentations d'une différente manière, le Christ en est donc le parfait exemple. Le maniérisme nous montre aussi des corps plus que parfait car les muscles prennent une place très importante dans la composition du corps pour Michel-Ange, le Christ semble disproportionné avec une tête trop petite et de trop gros muscles. Pour l'artiste, le corps n'a qu'une seule représentation. Il utilise donc des modèles masculins pour faire ses modèles féminins. Nous pouvons le voir avec les femmes du groupe d'élus à gauche, en-dessous de la lunette. Nous pouvons aussi remarquer un autre détail du maniérisme en peinture qui est le jeu sur les couleurs, ainsi que les ombres qu'elles peuvent créer. Ceci est en particulier visible sur les vêtements, comme on peut le voir avec le personnage de Catherine d'Alexandrie et sa roue à dents, situé dans le groupe d'élus à droite, en-dessous de la lunette droite. Tout d'abord, le mélange des couleurs pour les vêtements des personnages est nouveau. Avant, on cherchait la sobriété, synonyme de piété et de pureté mais les couleurs donnent plus de vie au tableau. Ensuite, sur la toge verte de Catherine d'Alexandrie, nous apercevons des ombres jaunes. En effet, on pousse le vice du mélange des couleurs au maximum en créant des choses naturellement impossibles. Ce mélange des couleurs est à la recherche du beau: qu'est ce qui est beau et qu'est-ce qui ne l'est plus ? On commence avec le maniérisme à arrêter de reproduire la nature pour représenter ce qui serait plus approprié pour rendre une fresque belle. La façon dont le textile est peint peut même se qualifier de maniérisme car on cherche une certaine précision et une beauté qui n'est pas naturel dans les drapés. 

 Jugement dernier

Michel-Ange, en tant que maniériste accompli par ses nombreuses œuvres, influença toute l'Italie, mais aussi toute l'Europe car l'Humanisme s'est aussi développé par la suite ailleurs, comme en France, en Allemagne, dans les pays du nord de l'Europe... Ces nouveautés dans le domaine de l'esthétique (contrapposto, jeu d'ombres,) lui ont permis d'accéder à la notoriété et ce, très jeune. Michel-Ange est un homme qui a vécu tout le courant de l'Humanisme en Italie, sa longévité a donc permis de perfectionner son art jusqu'à sa mort. Il a réussi à façonner une image du maniérisme universelle: son David, qui est pourtant un David à part, est maintenant la sculpture du personnage de référence. Le dynamisme que l'on retrouve chez lui a aussi permis de développer l'art maniérisme à travers tout le XVIème siècle. Michel-Ange est donc un véritable artiste en son temps : il répand son art à travers l'Occident en désordonnant les codes de l'Humanisme classique. Il change donc définitivement ce courant et ainsi devient un modèle de référence pour la suite de l'Humanisme et les périodes post-humaniste dans l'Histoire. Ce fut le premier artiste "rebelle" à se révolter contre les règles et à démocratiser sa façon de voir le beau, un beau imparfait.

mardi 7 avril 2015

Quelques photos...


















Les cartes des parcours piétonniers dans Florence


Quatre jours pour marcher dans les rues de Florence afin de découvrir la Renaissance et Michel-Anger, mais aussi l'art du 20ème siècle et l'architecture Art nouveau, le fameux style Liberty florentin.
Lundi

mardi

mercredi

Jeudi

Voyage à Florence, Italie, du dimanche 15 mars au vendredi 20 Mars 2015


Dimanche 15 mars
10h15 : Départ Blois
16h50 : Vol AF 1766
18h40 : Arrivée Florence
20h30 : Installation dans l’Auberge Villa Camerata


Ostello Villa Camerata, Firenze, Italia
Viale Augusto Righi 4,
50137 Firenze
Lundi 16 mars
7h00 : Petit déjeuner
9h00 : Palazzo Medici-Riccardi


12h00 : Pique-nique libre

14h00 : Cathedral Santa Maria del Fiore

15 h00 : Museo Novecento
Palazzo Medici-Riccardi
Via Camillo Cavour, 3, 50129 Firenze, Italie



Museo Novecento
Piazza di Santa Maria Novella 9, 50123 Firenze


Mardi 17 mars
7h00 : Petit déjeuner
9h00 : Musée des Offices
12h00 : Pique-nique libre
14h00 : Villas et Galeries artistiques


Musée des offices
Piazzale degli Uffizi
Mercredi 18 Mars
7h00 : Petit déjeuner
9h00 : Basilica di San Lorenzo
12h00 : Pique-nique libre
14h00 : Galleria Dell'Accademia



Piazza di San Lorenzo, 9


Galleria Dell'Accademia
Via Bettino Ricasoli, 60
Jeudi 19 Mars
7h00 : Petit déjeuner
9h00 : Museo des Bargello
12h00 : Pique-nique libre
14h00 : Jardins Boboli



Via del Proconsolo, 4
Vendredi 20 Mars
6h00 : Petit déjeuner
6h30 : départ de l’auberge, horaire impératif
10h00 : vol retour AF1067
11 h 50 : Arrivée Roissy CDG
16 h 30 : Arrivée à Blois





Santa Maria del Fiore
La cathédrale Santa Maria del Fiore (Sainte Marie de la Fleur, baptisée ainsi en rapport au Lys de Florence ou le Duomo) est la cathédrale / dôme du XIIIe siècle de l'archidiocèse de Florence à Florence en Toscane (Italie). Située piazza del Duomo dans le centre historique de Florence, elle est accolée au campanile de Giotto et face à la porte du Paradis du Baptistère Saint-Jean et à la Loggia del Bigallo. Avec son dôme de l'architecte Filippo Brunelleschi de 1436 (le plus grand du monde avec 45 mètres de diamètre) qui marque le début de l'architecture de la Renaissance, elle est classée au patrimoine mondial de UNESCO depuis 1982.

Museo Novecento
20ème siècle.

Musée des Offices
Le musée des Offices est un des musées de Florence, il est installé dans le palais florentin dit « Galerie des Offices ».

Il conserve et expose l'un des patrimoines artistiques les plus anciens et les plus célèbres au monde. Ouvert au public depuis 1765, le musée des Offices déploie, sur 8 000 m2, la plus belle collection au monde de peintures italiennes et des œuvres de tous les grands maîtres européens, d’Albrecht Dürer à Francisco de Goya.

Villas et Galeries artistiques
Galleria D'Arte Frediano Farsetti Srl
21/23 Lung'arno Guicciardini

Galleria Alessandro Bagnai S.A.S.,
Piazza Carlo Goldoni, 2

Borgo Ognissanti, 12
Borgo Ognissanti, 26

Poggiali Alessandro E Forconi Natale Snc Via della Scala, 31
Poggiali & Forconi Via della Scala, 29

Basilica di San Lorenzo
La basilique San Lorenzo, est l'une des plus riches églises de Florence, par les œuvres de Brunelleschi, Donatello, Michel-Ange, Bronzino, Verrocchio, Benozzo Gozzoli, Fra Filippo Lippi qu'elle comporte.

La Basilique visible aujourd'hui a été édifiée à l'emplacement d'une église consacrée en 393 par Saint Ambroise de Milan, celle-ci étant considérée comme le plus ancien édifice religieux de la ville. La construction de l'édifice actuel a été entamée en 1424 par Filippo Brunelleschi et poursuivie par Antonio Manetti jusqu'en 1446, sa façade intérieure est de Michel-Ange, la façade extérieure, malgré les plans de celui-ci, reste inachevée.

On y distingue :
  • La façade 
  • La nef avec les traces sur le pavement de la crypte de la pierre tombale de Cosme l'Ancien (1464) 
  • deux chaires (1460-1466) de Donatello, dont celle utilisée par Savonarole
  • le cénotaphe à Donatello de Raffaello Romanelli (1896) 
  • La chapelle Martelli avec l'Annonciation de Fra Filippo Lippi
  • L'ancienne sacristie, la Sagrestia Vecchia (1422-1428) au fond gauche du transept : Fresque du ciel astronomique du 4 juillet 1442 peint sur la voûte de la chapelle de l'abside par Giuliano Pesello. On y trouve le monument funéraire de Pierre le Goutteux et de son frère Jean. 
  • Les Chapelles des Médicis
  • La Chapelle des Princes, au premier étage (commandée en 1568, commencée en 1605, finie en 1929) avec les six sarcophages surmontés des statues des grands-ducs en bronze doré de Pietro Tacca et de son fils Ferdinando Tacca et ses mosaïques florentines, marqueteries de marbre de l'Opificio delle pietre dure, atelier-manufacture créé pour ces réalisations en 1588. 
  • La Nouvelle Sacristie (Sagrestia Nuova) datant de 1521, accessible par la précédente. Elle contient les tombeaux des Médicis, sculptés par Michel-Ange : celui duc d'Urbin Laurent et celui du duc de Nemours Julien, et le sarcophage unique de Laurent le Magnifique et de son frère Julien
  • La chapelle du Trésor, dans la crypte, avec ses reliquaires et ses objets d'orfèvrerie. 
  • Le cloître 
  • La bibliothèque Laurentienne et son escalier à triple montée dessiné par Michel-Ange auquel on accède par le cloître, et qui donne accès à la salle de lecture. 
  • Le petit campanile de Ferdinando Ruggieri datant de 1740 en remplacement du précédent détruit par un incendie en 1423. 


Galleria Dell'Accademia
Da martedì a domenica, ore 8,15-18,50.

La Galleria dell'Accademia est un musée de Florence abrité par l'Académie du dessin de Florence créée en 1562, transférée dans ses bâtiments en 1784, situé 58-60 rue Ricasoli, entre le Duomo et la Piazza San Marco, lors de la création de l'Académie des beaux-arts de Florence.

Il abrite depuis 1873, entre autres œuvres, certaines majeures, de Michel-Ange, dont son David, devenu l'emblème du musée.

Villas
Via Scipione Ammirato, 101 et 99

Bargello
Le Musée national du Bargello est un musée de Florence installé depuis 1865 dans le palais du Bargello, avec ses collections de sculpture gothique et de la Renaissance, qui sont les plus importantes d'Italie.

Salle de garde dite « de Michel-Ange »

Bacchus ivre (1496–1497), Tondo Pitti, David-Apollon, Brutus de Michel-Ange

Buste de Brutus (1539–1540)

Piazza della Repubblica


Centro di Cultura Contemporanea Strozzina
Le CCC Strozzina, intégré à la Fondation du Palazzo Strozzi, est dédié à la production et à la présentation d’expositions thématiques suivant une approche interdisciplinaire des tendances actuelles de la culture contemporaine, et à l’accomplissement d’une mission visant à installer un centre d’art contemporain vivant et attractif au cœur de Florence.


Basilica of Santa Croce in Florence
Où Michel-Ange est enterré.